Dans le cadre de ce dossier sur le Podcasting et le monde de la pub, Culture Pod se devait d’aborder un point important dans ce registre: les annonceurs. Cet article passe en revue différentes sociétés, organismes ou toutes autres entités commerciales qui, selon nous, devraient communiquer par le biais du Podcasting. Pour étayer et compléter ce dossier, nous aborderons très prochainement l’épineux thème “Comment mesurer son audience sur un Podcast ?”
La liste que vous trouvez ici n’a de prétention que celle d’amener la réflexion auprès de ces sociétés sur leur mode de communication. Si d’aventure vous trouviez des exemples existants et déjà mis en place par celles-ci, d’avance merci pour vos feed-back. A l’heure du web ou du web2, ils nous apparaît comme évident que certaines enseignes se doivent d’utiliser les outils actuels. Il peuvent également, profiter de le faire sur un tout autre mode que celui usité jusqu’à ce jour.
Un exemple frappant est celui d’un journal qui se lance dans de la parution en ligne, beaucoup de quotidiens proposent ni plus ni moins le même contenu avec la même mise en page. Il est vrai que pas mal d’outil de visualisation (tel que le pdf) permettent une lecture similaire à celle habituellement pratiquée. Mais ne serait-il pas plus judicieux d’avoir un contenu plus spécifiquement formaté au web pour le rendre plus lisible et attractif ? Pourquoi pas ne pas emporter ce contenu récupéré via le net ? De bons exemples existent sur le net, ceux-là même qui vont jusqu’à oser une rédaction propre au web, l’usage des flux rss pour un meilleur suivi via une syndication et même des journaux qui s’essaient à la vidéo ou l’audio comme complément. Bref, les média n’ont pas fini d’évoluer et c’est tant mieux. A nous, aux agences et autres publicitaires de permettre le pas aux annonceurs d’aller plus loin que la publicité radio, tv, l’affichage ou les bannières sur le net. Il existe encore une multitude de possibilités comme par exemple, le Podcasting.
Quelques exemples:
Ce n’est pas un hasard si cette liste débute par Publigroupe, un des leader en Suisse et à l’étranger pour la vente d’espace publicitaire. A l’origine, le domaine de prédilection de Publicitas c’est le papier, encore actuellement, les parts de marchés de ce groupe sont très importante ici en Suisse et dans le monde.
Pourquoi devraient-il utiliser le Podcasing ?
Parce que l’offre papier actuelle en Europe et surtout en Suisse s’épuise. Le groupe a connu de grandes difficultés ces dernières années (licenciement, vente de sociétés tierces, etc) et tarde à se tourner réellement vers les “nouveaux media” Loin de nous l’intention de faire le procès de cette entreprise mais les symptômes visibles laissent présager un manque de recentrage des activités du groupe. Un des virages important (et loupé par le groupe) ce fût par exemple l’achat puis la vente (débarras ?) de RealMedia (pas l’éditeur du logiciel du même nom) juste après la bulle 1.0 Impatient et à quelques mois/ans près, Publigroupe aurait pu à nouveau compter sur une structure toute trouvée pour mettre en avant les nouveaux supports développés par cette société. Une autre entité est censé relever le défi en la matière en la personne de web2com.ch, on attend toujours de les avoir au bout du clavier pour nous donner signe de vie…
A noter qu’ils viennent de sortir une publication sur la pub dans la vidéo en streaming en prétendant que la “jeunesse” de ces nouveaux supports ne permet pas encore d’avoir du recul précis. Ce que l’on comprend ici, c’est qu’ils ne sont pas prêts non plus à conseiller les annonceurs suisses à se lancer sur ces media…
Il y a bien sûr de bons exemples comme local.ch mais promu presque uniquement à coups d’affichage et presque “invisible” sur le net côté promotion originale, comme se présente d’ailleurs le site avec son style.
Publigroupe se doit d’utiliser le Pocasting:
Pour le proposer comme nouvelle plateforme publicitaire à ses clients
Pour elle aussi communiquer en interne (quelques tentatives sont en cours) et en externe pour ses clients et agences
Pour donner l’exemple et lancer “la chose”
Pour profiter de façonner le marché, à ce jour il n’existe encore aucun tarifs suisses pour de la pub podcastées ! En France IP communication le fait depuis deux ans déjà et les tarifs en vigueur laissent songeurs tant au niveau des prix pour l’annonceur que pour la rétrocession pour le diffuseur
Pour se préparer au pire et construire son avenir au vu du marché des annonces sur papier
Et enfin, pour s’affirmer comme société qui voit en l’nternet une réelle suite pour le monde de la publciité
Un autre exemple pas du tout anodin, est celui de AdLink, la filiale multimédia de Goldbach Media (groupe qui possède en holding IP Suisse), un des gros acteurs pub ici en Suisse. Un bon élève puisque c’est carrément une radio que s’est acheté ce groupe pour l’utiliser comme outil de diffusion, principalement sur le territoire suisse allemand par contre. Là aussi, toujours pas d’offres réelles pour le Podcasting…
Adlink (via Goldbach media) se doivent d’utiliser le Podcasting:
Pour rattraper le retard évident sur la France, la Belgique et d’autres pays du nord en matière de Podcasting
Pour lancer le marché si ses concurrents ne le font pas, comme déjà dit, il n’existe aucune “liste de prix” pour un annonceur sur ce médium
Pour prendre une place prépondérante sur le marché suisse puisque AdLink et son groupe sont principalement sur la Suisse allemande
Pour mettre à contribution son armada de développeurs et autres techniciens du web pour créer un outil de diffusion de publicité pour le Podcasting
Pour profiter du crossmedia qu’ils gèrent déjà très bien et faire ainsi le “pont” avec le web
Pour le proposer comme nouvelle plateforme publicitaire à ses clients
Dans d’autres type de média, parlons maintenant de la télévision et pour débuter cette liste, des télévisions locales relativement bien implantées dans le paysage audiovisuel suisse. Avec TVRL (pour Lausanne et régions), Canal9 (la plus ancienne et ceci pour le Valais) et Léman Bleu (Genève et France voisine) on a ici une plateforme fabuleuse pour de la diffusion locale ciblée. Certains groupes de presse l’on bien compris puisque partants pour la création d’un pool de TV locales. C’est d’ailleurs grâce aux services d’une agence de pub genevoise que le mini “boom” des ventes d’espaces publicitaires s’était fait dans les années 90 sur la plupart des tv de Romandie. En effet, il était proposé aux annonceurs d’apparaître sur plusieurs antennes locales, donc ciblé et rattaché à un contenu spécifique (sponsoring d’émission à thème par exemple). Ce qui a permis à l’époque d’aider au décollage de certaines de ces chaînes. Ce pool de diffusion s’est retrouvé agrandi avec l’arrivée d’un nouvel acteur: Canal Alpha pour la région Neuchâteloise. Avec des débuts très marqués “religieux” puisque cette chaîne a vu le jour grâce à l’église et ses contenus étaient (ou sont encore ?) très marqués par cette direction. Quoi qu’il en soit, il s’agit ici de la première vraie plate-forme professionnelle et les moyens mis en oeuvre ne manquent pas (studios, plateaux, régie et diffusion numérique, etc)
Alors pourquoi les TV locales devraient donner dans le Podcasting ?
Pour Canal Alpha, la chose est faite et comprise depuis longtemps. En effet, les news et les magazines de Canal Alpha sont déjà proposés en Podcast et ceci via une interface des plus pratiques via leur site et surtout, avec l’aide de iTunes. Il manque ici seulement que leur offre s’étoffe encore plus en matière de contenus. Ce qui est très fort c’est que le sponsoring présent sur le contenu diffusé en TV est également présent des les épisodes en Podcast. Reste à savoir si cela fait partie d’une offre prévue et réfléchie pour les annonceurs que de se retrouver en TV et sur les Podcast.
TVRL se doit de proposer ses contenus en Podcast parce que leur offre en matière de contenus est vraiment très large. Comme leur site n’est pas très ergonomique et les archives mises en ligne pas très facile à consulter, le fait de proposer leurs émissions via ce système faciliterait la consultation, augmenterait l’audience via le web et agrandirait l’image dégagée par la chaîne.
Une autre raison évidente, le cross media pour les pubs et annonceurs déjà présents sur leur antenne
Léman Bleu propose de voir la chaîne en live via leur site. A noter que cette option ne fonctionne toujours pas pour toutes les plates-formes (Mac os, Linux, etc) et ceci depuis plus de deux ans déjà !? Le choix de Realvideo aurait du (comme sur la tsr) faciliter la consultation mais il n’en est rien. Les nombreuses archives elles aussi méritent une meilleure présentation et là aussi le Podcasting pourrait grandement faciliter la vie de la chaîne pour ce qui est de mettre du contenu en ligne. Une raison évidente pour Léman bleu que de donner dans le Podcasting est que cette chaîne a dès le début intéressé des annonceurs nationaux. Quoi de plus original que de proposer à un “Migros” ou à un “Orange” un package complet entre TV, rediffusion, présence sur le web (banners) et Pocasting ? La structure moderne et l’équipe dynamique de la chaîne se doit de donner dans ces supports complémentaires comme par exemple, dédier une partie de la rédaction pour du contenu spécifiquement proposé en ligne.
Canal9 pour le valais quand à elle possède un site qui est (encore?) en préparation et ne semble pas s’affirmer précisément sur le web de façon claire. A ce jour, aucune offre n’est disponible sur ce support et c’est bien dommage au vu de l’histoire de la chaîne. A noter que les locaux de la chaîne sont situés juste à côté du TechnoPôle, l’Ark à Sierre. Quoi de plus naturel pour elle de faire appel aux entrepreneurs et créateurs en herbe “incubés” juste à côté ! La chaîne possède, comme certaines de ses collègues, de beaux moyens techniques et pourrait très facilement user et abuser de supports tels que le Podcasting pour s’ouvrir encore plus côté diffusion. Gageons que côté pub, le pas se fasse aussi pour donner dans le cross média pour ses annonceurs présents sur ses ondes.
A noter que la chaîne nationale la TSR propose deux émissions en Podcast, l’émission Nouvo ainsi que A bonne entendeur. Le choix restreint de contenus délivrés en Podcast tient du fait que les besoins en bande passante sont énormes pour une chaîne telle que la TSR. Des solutions sont en cours de mise en place et laisseront place à plus de contenus téléchargeables. L’offre actuelle concerne principalement la consultation “online” via le format realvidéo proposé en plusieurs résolutions.
L’exemple de Nestlé
Pourquoi Nestlé devrait donner dans le Podcasting ?
Tout simplement par ce que cette marque (qui en possède plusieurs) peut à travers l’une d’entre elles s’essayer à utiliser un autre mode de communication, un ton plus léger ou alors plus jeune selon la cible visée. Bien des produits de la grande firme de Vevey sont tellement “encadrés” gérés ou alors conditionnés par une armada de gens du marketing que peut être on en oublie l’objectif premier: plaire aux utilisateurs finaux. Imaginons un produit créé et livré aux internautes pour qu’ils en façonnent les principaux traits. Qu’ils puissent intervenir directement sur la conception même du produit, son style, sa couleur, son goût, son packaging également. Il existe de plus en plus d’exemples de marque qui osent donner dans cette forme de collaboration active. A cela, Nestlé pourrait tout à fait mettre en place une sorte de support médiatique en Podcast dans lequel, de façon moins informel, on apprendrait au fur et à mesure de l’avancée des travaux, des feed-back et autres inputs des internautes. Une sorte de TV “création” de produits
BCV, Banque Cantonale Vaudoise
Cette banque qui ose et qui innove comme à l’image de sa présence sur Second Life se doit de donner un sens à ces tentatives. Les réfléchir et les rendre cohérentes avec les produits qu’elle propose. A ce jour, l’expérience faite sur SL n’a pas eu de retombée probante ou alors la banque se réserver de communiquer de façon précise sur le sujet. Pourquoi pas dès lors créer un medium particulier et spécifique pour ses produits “jeunes” par exemple au travers d’une sorte de BCV TV qui serait dispensée sur le net mais ouverte au collaboratif et à l’interaction ? Ceci aussi dans le but de recueillir encore plus de feed-back des clients et futurs clients.
Smart
Comme General Motors, Smart devait oser communiquer par le biais du Pocasting. Pourquoi ? Par ce que tout simplement Smart est différent dans son mode de fonctionnement, le produit est différent et avec ce que nous prépare Apple avec son “iCar” il est évident que la marque doit se démarquer des autres. Comme dit plus haut, comme GM, la TV sur le net apparaît comme une évidence. A la différence de GM, Smart peut donner dans un ton plus décalé, plus jeune et surtout plus ouvert, comme les valeurs associées à la marque de cette voiture. Et pourquoi pas prendre de l’avance au gâteau avec des produits dérivés et hi-tech intégrés au véhicule ? Personne avait par exemple prévu que de grands préparateurs automobile, comme Brabus, donneraient dans le relookage de la petite voiture “suisse” C’est aussi l’occasion, avec un tel mode de communication, de donner encore plus la parole aux futurs clients et utilisateurs de la marque.
Swatch
A voir les vidéos disponibles en Podcast et relatives à la célèbre marque de montres suisses, ce sont principalement les pub qui son les plus présentes. Alors pourquoi pas prendre le pari d’utiliser une plateforme de Podcast pour lancer un concours de pub vidéo spécialement diffusées sur le net ? Le personnage qui est à l’origine de la marque est lui aussi un emblème, raison de plus de le faire participer à création de contenus vivants sur la toile: Swatch TV. Il existe à ce jour un seul exemple d’usage de la vidéo dans le monde de l’horlogerie. C’est un homme tout aussi médiatique (qui en plus a collaboré avec M. Hayek) qui s’est osé à l’usage de la Web TV: M. Jean-Marc Biver des montres Hublot. Pour M. Biver il n’est plus nécessaire de le convaincre de l’usage de la vidéo comme outil de communication sur le web.
Les exemples ici sont bien évidement pas complets, cette liste reprend principalement quelques sociétés suisses et la raison pour laquelle elles auraient un intérêt à utiliser cette technologie.